Nausicaä of the Valley of the Wind ★★★★

J’aime bien celui-là, mais c’est un peu faible quand inévitablement comparé à Princess Mononoke. Je dis bien inévitablement, ce sont des films aux thèmes très similaires, voire identiques. Le problème ici, c’est que Nausicaä of the valley of the wind est beaucoup moins nuancé que la grandiose épique fantasy de Miyazaki. On tombe maintes fois dans le piège du personnage qui explique à haute voix ce qu’on comprend facilement juste en regardant, la protagoniste est forte et cool, mais pas mal dénuée de défauts, il y a du foreshadowing évident, bref, un lot de clichés agaçants de ce genre de film. 

Mais Nausicaä a un atout majeur, j’ai nommé son univers post-apocalyptique à saveur fongique. Les Omus sont impressionnants et leur design est très évocateur, ce qui rend le climax d’autant plus grandiose à regarder. Ils entrent très bien dans l’ordre de la forêt toxique, elle aussi très originale. Je ne sais pas si je suis le seul à penser ça, mais je trouve que le design de ce monde rappelle La planète sauvage, un film qui me déplaît en général, mais qui a un univers visuel d’une richesse incomparable. 

Cependant, j’admets que des images a couper le souffle ne justifient pas toujours un visionnement, et l’histoire convenue sur les bords peut paraître peu attrayante. Ça reste un film haut en couleurs, plein d’action et d’émerveillement (comme Princess Mononoke). Aussi, on a quelques choix narratifs intéressants, comme choisir de commencer le film en nous montrant l’ambiance glauque de la forêt toxique plutôt qu’avec la courte mention écrite décrivant la situation post-apocalyptique, et un ou deux moments prévisibles sont largement compensés par une exécution au poil. 

Pour finir avec une ultime comparaison avec Princess Mononoke, une dernière promis, puisqu’elle explique la différence majeure entre les impacts que les deux films ont pu avoir sur moi: si Mononoke est de la « food for the mind », Nausicaä est du « comfort food ». Les deux sont délicieux, mais l’un d’eux offre un petit plus qui me poussera à revenir plus souvent. Est-ce qu’il invalide l’existence de l’autre? Pas du tout. Je montrerai Nausicaä sans hésitation à des amis. Surtout si on est down pour une soirée film d’action qui sent l’enfance (et que le sang de sanglier ne nous tente pas trop).