It Chapter Two

It Chapter Two ★★½

Dommage. Le cinéma d'horreur est dans une ère de productions à petits budgets, donc c'est rare de voir un spectacle aussi wild et généreux au niveau de ses effets spéciaux. Les artistes s'en donnent à coeur joie et on se retrouve avec un film de monstres comme dans l'temps.

Ça a tout pris pour que je m'assoie devant celui-là. Le premier m'a vraiment déçu, surtout que selon moi la version annulée de Fukunaga avait le potentiel de devenir un grand film d'horreur. Je ne comprends pas l'intérêt de faire se passer l'histoire dans les années 80-2010 si tu n'adaptes aucunement les mentalités des personnages au contexte actuel. Mike, Beverly et Stan ont tellement des fonctions utilitaires… Malaise!

Le film a juste l'air d'une trop longue version d'A Nightmare on Elm Street 3. Ça leur aurait pris un coréen, quelqu'un qui sait mettre en scène un groupe au lieu d’allonger la sauce avec des scènes individuelles répétitives. Pis aussi qui sait gérer les grands variations de ton présentes dans ce scénario. D’ailleurs, la présence de Chung Chung-hoon dans le volet précédent avait aidé à iconographier le clown et les enfants.

Pour moi pratiquement chaque scène d'horreur que Muschietti tourne est une redite du court-métrage qui l'a rendu célèbre. Tout le temps le même effet de course vers la caméra. C'est triste que l'horreur de studio force ses auteurs à ponctuer chacune de leurs phrases par un point d’exclamation. Ce n’est pas tout le monde qui écrit bien avec cette contrainte. The Grudge est un autre exemple récent où ça ne fonctionne pas. On renoue avec son auteur (Nicolas Pesce) dans les endroits les plus inattendus, mais certainement pas dans les jump scares manufacturés. C'est un peu l'équivalent des scènes d'action de Marvel, qui sont toutes tournées par la même second unit.

 Ça aplatit, ça dépersonnalise.

Je ne comprends pas l’amour de Xavier Dolan pour It, mais ça a quand même contribué à nous offrir la scène la plus marquante de ce diptyque. Comme une petite fenêtre sur ce que ce projet aurait pu être avec le réal de Bond 25 à la barre.

Marc-Antoine liked these reviews