Archipelago

Archipelago ★★★★

Cette traversée m'a fait traverser toute une gamme d'émotions. Ça fait maintenant plusieurs années que je constate à quel point mon identité québécoise se complexifie. Je n'en fais pas un drame, elle a trop longtemps focalisé sur ma condition d'homme blanc d'ascendance française. Ma fierté nationaliste en a évidemment pris un coup. Parfois, je ne sais plus si je dois prêcher ma province à la manière de mes voisins du Sud. Je conserve tout de même mes racines qui, bien qu'elles soient ancrées dans un territoire non-cédé, me ramènent toujours au Québec que j'aime. La prochaine fois où on me demande si je suis fier d'être Québécois, j'aimerais répondre avec ce film.

Archipal m'a beaucoup fait pensé à ma chère grand-mère, au village du Bas-du-Fleuve où elle est née. Il y a maintenant plusieurs années, j'y avais séjourné avec ma famille paternelle. J'avais alors l'impression de renouer avec une autre époque, avec ses traditions et même ses valeurs. Être Québécois avait pris un autre sens, mais je ne me souviens plus lequel exactement. Il faudrait peut-être que j'y retourne. Idéalement avec mon neveu, quand il sera suffisamment âgé pour prendre la longue route vers Saint-Paul-de-Lacroix.

Parlant de ma famille, j'en profite pour spécifier que Félix Dufour-Laperrière et moi n'avons aucun lien de parenté. Nous sommes les Buster et Babs Bunny du cinéma québécois.