Midnight Mass

Midnight Mass ★★★★

Flanagan apprend visiblement de ses propres erreurs. Avec Midnight Mass, il se débarrasse de la plupart de ses tics qui énervaient dans ses séries. Il n'y a pas de 'cheap scares', ce qui rend évidemment le suspense bien plus efficace.

Certes, on n'apprend pas un vieux singe à faire des grimaces. À la manière de Gaspar Noé, Flanagan ne peut se départir de sa philosophie juvénile qu'il nous balance à coup de monologues. Son écriture a tout de même maturé, alors son message, tout en demeurant simplet, passe un premier mieux.

J'avais également l'impression de réellement voir une appréhension nouvelle du vampirisme. Le format de la mini-série permet à Flanagan de l'aborder sous différents angles (la dépendance, la religion, la science) qui finalement se conjuguent. L'Ange lui-même réussit à faire peur, surtout à cause de son étrange démarche.

À mes yeux, il s'agit de la meilleure série que son réalisateur a signé.

Mais ça ne me donne pas envie de découvrir son House of Usher...