Star Wars: The Rise of Skywalker

Star Wars: The Rise of Skywalker ★★

This review may contain spoilers. I can handle the truth.

This review may contain spoilers.

C'est encore mauvais la deuxième fois. On peut mieux voir à quel point c'est mal foutu. Genre, toute l'affaire avec la mémoire de C3P0: un sacrifice noble, mais juste avant de s'effacer il y a une blague de "hey finalement il y aurait un autre moyen!" Pis finalement il retrouve sa mémoire une heure plus tard? À quoi ça a servi tout ça? Même chose pour Chewbacca, qui ressuscite en deux plans, et tout le monde qui ressuscite sans arrêt sans aucune fucking raison. C'est cheap en maudit, Han Solo devant Kylo Ren pour expliquer en dialogue son drame intérieur (mon plus jeune s'est tourné vers moi en s'esclaffant "qu'est-ce qui fait là? Y a pas rapport lui!" indeed). C'est clair qu'il y a un texte à écrire sur ce film où personne ne meurt vraiment (il y avait déjà un fantôme dans l'épisode 4, mais il faisait juste donner des conseils, c'était pas un outil scénaristique d'exposition des enjeux, ni quelqu'un qui pouvait attraper un sabre laser au vol comme s'il n'y avait aucune différence entre la mort et la vie), les acteurs ressuscités et rajeunis en CGI, l'esthétique qui passe d'un lieu à un autre en se contrecrissant des enjeux de temps et d'espace (voir que tout ça s'est passé en 16h) avec des objets qui passent magiquement d'un plan à l'autre grâce à la Force (un autre outil de scénaristes paresseux), etc. C'est un film qui vide tous ses enjeux par son incapacité à les dramatiser et à construire quelque chose qui ressemblerait à une scène. On dira ce qu'on voudra sur les épisodes 1, 2 et 3 mais au moins il y avait encore des scènes construites, des enjeux mal dialogués mais bien ficelés, et l'impression d'être devant quelque chose qui ressemble vraiment à un récit plutôt qu'à une collection éparpillée de trucs qui ne sont jamais développés. C'est le summum de l'esthétique copiée-collée, déshumanisée, comme le Into Darkness insipide du même Abrams, et à des lieux du cinéma par CGI que Lucas avait essayé de bâtir. La seule raison que ça m'assomme pas autant que Into Darkness par son incompétence constante, c'est que ça demeure Star Wars, et qu'il y a un lien affectif qui demeure.

Et au final, je m'en fous un peu que ça détruit le film de Johnson, que c'est lâche et tout; ce film-là a le problème beaucoup plus grave d'être juste mauvais.

SylvainL liked these reviews

All